Les Poèmes
À l'encre tactile tactique de l'attente
Se balance pendule mes deux rétines.
Sans tact l'impatience tacle la tente
De mon cerveau crédule que le vide piétine.
Je le sais le pigeon numérique viendra
Pour qu'ils se figent, tel des briques, mes petits doigts.
Mais que dis-je à mon coeur seul dans mes draps ?
Quand il en a marre depuis tôt, piqueur, je lui dois
Une réponse au plus vite, mais il n'y a plus d'encre dans tes mains ?
Maintes fois des ronces me piques, des pensées m'irritent
Quand il s'agit de toi je suis impatient c'est certain.
Je ne suis pas assez mur... C'est bien trop loin demain.
Filius Morphea
J'ai écrit une voix
Qui s'est mise à danser.
Son Tanin en bonne voie,
À enivré mes pensées.
J'ai déambulé, pourquoi ?
Une solitude qui m'apeurait.
Il suffisait d'un "il était une fois"
Pour retrouver cette odeur fleurée.
Un parfum de printemps
Un léger goût d'enfance,
Un personnage loin du temps,
Geste sacré d'insolence.
Si je dois être seul..
Pourquoi le serais-je ?
Un souffle sur mon tilleul
Et il se créer un vrai jeu !
Chaîne de lumières liées par des ombres,
Qui vrombie dans ma tête puis mon cœur gronde,
Les écrans m’apostrophent, mais leurs textes sombres
Sont des tapis mécaniques à la mouvance d’une onde.
Éternel, infini, cauchemar de la relativité.
J’y perds le sens, bien qu’il soit unique
Mes pensées programmées sont automatiques.
Les écrans reviennent, les mêmes mimiques
Des visages faux arithémomatiques.
Éternel, infini, cauchemar de la relativité.
Dans l’enfer surbrillant, où sont les mots ?
Démotivés souvent un regard de bateau
A la dérive éclaboussé par mes maux,
Je cours en retard, pourtant il est si tôt.
Éternel, infini, cauchemar de la relativité.
Les minutes font des heures ,
Oui mais les heures sont multiples !
Si le temps est un leurre
C’est que son reflet est triple.
Dans mes tripes c’est du beurre
Voilà que mon visage fond,
Puis mes fantasmes chantent en choeur
« Fuyons fougueux à l’unissons ».
Je jette un œil le long de mes côtes
C’est merveilleux il a rebondi
Tel un marin voyant les côtes
Je brûle ma joie à crédit.
J’ai pris mes jambes à mon cou,
Ce monde n’a ni queue ni tête,
Je ne pourrais payer le coût
De votre sens, mais quelle dette !
J’ai brûler le banquier de ma raison,
Piller le banquer de mon courage,
Pour voyager et déguster à foison
La délice aventure de mon outrage.
J’emmerde votre monde et n’irai plus
Sur ces tapis de boucher qui m’ont perdu.
Libéré de vos écrans arachnéiques
J’irai boire, j’irai écrire un monde magique !
Éternel, infini, rêve de la relativité.
Filius Morphéa